L’Europe vieillit et sa population devrait progressivement diminuer au cours des prochaines décennies. Cette transformation démographique pose une question qui dépasse largement celle des retraites : comment continuer à financer notre modèle social tout en préservant notre niveau de vie ?
Pour Olivier Klein, professeur d’économie à HEC, l’une des réponses se trouve dans le taux d’emploi. La France se distingue en effet par une proportion de personnes en emploi plus faible que plusieurs de ses voisins européens. Elle affiche également un nombre d’heures travaillées par habitant inférieur à la moyenne européenne.
Or, dans une société où les actifs seront proportionnellement moins nombreux, cette situation devient particulièrement problématique. Augmenter le nombre de personnes effectivement au travail permettrait d’élargir la base productive et contributive, de soutenir la croissance et d’améliorer les finances publiques , de même que la cohésion sociale.
L’emploi n’est toutefois pas le seul levier. Les gains de productivité, l’innovation et une immigration accompagnée d’une forte insertion professionnelle peuvent également contribuer à absorber le choc démographique.
La question dépasse donc la réforme des retraites. Elle touche à la croissance, au financement de la protection sociale et à la soutenabilité des finances publiques.
Dans sa tribune publiée dans Les Echos, Olivier Klein montre ainsi pourquoi le vieillissement démographique doit être envisagé comme un enjeu économique global et pourquoi le relèvement du taux d’emploi constitue l’un des leviers essentiels dont dispose la France.
Lire la tribune d’Olivier Klein dans Les Echos

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